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Commandes

Comment réduire les retours et les commandes non confirmées ?

Six actions concrètes pour réduire les commandes non confirmées, les refus à la porte et les retours quand vos clients paient à la livraison.

Par 6 min de lecture

La réponse courte

Pour réduire les retours avec le paiement à la livraison, agissez avant l’expédition : appelez chaque client dans les heures qui suivent sa commande, annoncez un prix total livraison comprise, vérifiez l’adresse et la commune, et proposez le stop desk au client souvent absent. Ensuite, expédiez vite et suivez vos taux de confirmation et de retour par source de commande, pour arrêter ce qui ne rapporte que des colis refusés.

À retenir

  • La plupart des retours se préparent avant l’expédition : prix flou, adresse incomplète, délai trop long.
  • Un appel de confirmation rapide filtre mieux qu’un appel parfait passé deux jours plus tard.
  • Le client doit connaître le prix total, livraison comprise, avant de dire oui.
  • Un retour coûte au minimum la livraison aller, souvent des frais de retour, la publicité dépensée et du stock bloqué.
  • Mesurez le taux de retour par source de commande pour savoir où agir en priorité.

Avec le paiement à la livraison, une commande reçue n’est encore qu’une promesse. Entre le moment où le client remplit le formulaire et celui où le livreur encaisse l’argent, beaucoup de choses peuvent casser : un numéro qui ne répond plus, un client qui a changé d’avis, un prix qui surprend à la porte, une adresse introuvable.

Cet article traite une seule question : comment faire baisser le nombre de commandes jamais confirmées et de colis qui reviennent en retour. Pour l’organisation complète des commandes (statuts, suivi, répartition du travail), appuyez-vous sur notre guide de la gestion des commandes.

D’où viennent les commandes non confirmées et les retours ?

Avant d’agir, regardez ce qui se passe réellement chez vous. Prenez vos 30 à 50 dernières commandes perdues et notez pour chacune la raison, même approximative. Les causes se répètent presque toujours.

CauseCe que vous observezAction principale
Commande impulsiveLe client ne répond pas ou dit « je voulais juste connaître le prix »Appeler vite, afficher le prix clairement sur la page
Prix total inattenduRefus à la porte à cause des frais de livraisonAnnoncer le total livraison comprise avant de confirmer
Adresse incomplèteLe livreur n’arrive pas à trouver le clientVérifier commune, quartier et point de repère pendant l’appel
Délai trop longLe client a acheté ailleurs entre-tempsExpédier le jour même ou le lendemain
Client souvent absentPlusieurs tentatives, puis retourProposer le stop desk
Produit différent des photosRefus après avoir vu le colisPhotos réelles, description honnête, tailles précises
Doublon ou commande de testDeux commandes identiques, nom fantaisisteRepérer et nettoyer avant l’appel

Ce classement évite de traiter tous les retours de la même manière. Un problème d’adresse ne se règle pas avec une meilleure publicité, et un problème de prix ne se règle pas en passant plus d’appels.

Combien coûte un retour ? Un exemple chiffré

Beaucoup de commerçants sous-estiment les retours parce qu’ils ne voient pas de sortie d’argent immédiate. Voici un exemple chiffré, uniquement illustratif : les tarifs réels dépendent de votre transporteur, de la wilaya et de votre contrat.

Poste (exemple)Montant
Livraison aller payée pour rien600 DA
Frais de retour facturés par le transporteur200 DA
Part de publicité dépensée pour obtenir la commande500 DA
Emballage perdu ou abîmé50 DA
Total perdu sur une commande retournée1 350 DA

Dans cet exemple, si votre bénéfice sur une commande livrée est de 1 500 DA, un seul retour efface presque une vente réussie. Ajoutez le stock immobilisé pendant plusieurs jours et le temps passé à relancer. Pour refaire ce calcul avec vos propres chiffres, utilisez le calculateur de bénéfice e-commerce et revoyez la définition du taux de retour.

Étape 1 : nettoyer les commandes avant d’appeler

Le premier filtre ne coûte rien : regarder la commande avant de décrocher le téléphone.

  1. Fusionnez ou supprimez les doublons (même numéro, même produit, quelques minutes d’écart).
  2. Mettez de côté les numéros incomplets ou manifestement faux.
  3. Vérifiez que la commune correspond bien à la wilaya indiquée : une incohérence annonce souvent un problème.
  4. Repérez les numéros qui ont déjà refusé un colis par le passé.

Un formulaire bien pensé aide aussi : un champ pour la wilaya, un pour la commune, un numéro de téléphone obligatoire, et le choix du mode de livraison. Moins le client doit deviner, moins vous recevez de commandes inutilisables.

Étape 2 : confirmer vite, par un vrai appel

Le délai entre la commande et l’appel est le levier le plus simple à actionner. Un client appelé dans l’heure se souvient du produit et de son envie. Le lendemain, il a parfois oublié, ou il a trouvé le même article chez quelqu’un d’autre.

Fixez des créneaux d’appel réguliers, par exemple en fin de matinée, en début d’après-midi et en fin de journée, et traitez les commandes dans l’ordre d’arrivée. Faites deux ou trois tentatives à des heures différentes avant de classer une commande comme injoignable. Un court message WhatsApp entre deux tentatives débloque souvent la situation.

La méthode complète (quoi vérifier, comment répondre aux hésitations, combien relancer) est détaillée dans notre article sur les appels de confirmation de commandes. Vous trouverez aussi des formulations prêtes à l’emploi dans le script de confirmation de commande.

Étape 3 : annoncer un prix total, sans surprise

Un refus à la porte vient très souvent d’un malentendu sur le prix. Par exemple, le client a vu 3 500 DA sur la publicité et le livreur lui demande 4 200 DA : pour lui, ce n’est plus la même offre.

  • Affichez les frais de livraison sur la page produit ou dès le formulaire.
  • Pendant l’appel, annoncez le montant exact que le livreur va encaisser.
  • Évitez les frais découverts à la dernière étape.

Si vos frais varient beaucoup d’une région à l’autre, lisez notre article sur la manière de fixer les frais de livraison par wilaya sans faire fuir vos clients.

Étape 4 : proposer le mode de livraison adapté au client

Une partie des retours n’est pas un refus : le client n’était simplement pas disponible. S’il travaille toute la journée, habite loin du centre ou a du mal à décrire son adresse, le retrait en stop desk limite les tentatives ratées. Pour un colis lourd ou un client qui ne peut pas se déplacer, la livraison à domicile reste plus logique.

Posez la question pendant la confirmation plutôt que d’imposer un seul mode à tout le monde. Nous comparons les deux options en détail dans l’article stop desk ou livraison à domicile.

Étape 5 : expédier vite et garder le contact

Une fois la commande confirmée, chaque jour d’attente augmente le risque de refus.

  1. Préparez les colis confirmés le jour même ou le lendemain matin.
  2. Vérifiez que le bordereau reprend exactement le nom, le téléphone, la commune et le montant confirmés.
  3. Prévenez le client que son colis est parti et qu’un livreur va l’appeler.
  4. Si le transporteur signale un échec de livraison, rappelez vous-même le client avant que le colis ne reparte.

Ce dernier point est souvent oublié. Un appel simple, du type « le livreur n’a pas réussi à vous joindre, quand êtes-vous disponible ? », permet de sauver une partie des colis en difficulté.

Étape 6 : suivre vos taux par source de commande

Sans chiffres, on corrige au hasard. Suivez chaque semaine au moins trois indicateurs :

  • le taux de confirmation : commandes confirmées divisées par commandes reçues ;
  • le taux de livraison : colis livrés divisés par colis expédiés ;
  • le taux de retour, calculé sur les colis expédiés.

Séparez ces chiffres par source : une campagne publicitaire, les messages Instagram, la boutique en ligne, le bouche-à-oreille. Il arrive qu’une publicité apporte beaucoup de formulaires mais peu de colis livrés. Ce qui compte, c’est le coût d’une commande réellement livrée, pas le nombre de commandes reçues.

Erreurs fréquentes qui font grimper les retours

  • Expédier sans confirmation « pour gagner du temps » les jours où les commandes affluent.
  • Afficher un prix d’appel sans les frais de livraison, puis s’étonner des refus.
  • Promettre un délai que le transporteur ne peut pas tenir vers les wilayas éloignées.
  • Utiliser des photos qui ne ressemblent pas au produit reçu.
  • Relancer un client hésitant de façon insistante : l’hésitation devient souvent un refus.
  • Juger une publicité sur le nombre de commandes plutôt que sur les colis livrés.
  • Ne jamais noter la cause des retours, et donc répéter les mêmes erreurs.

Par quoi commencer cette semaine ?

Si vous ne deviez faire que trois choses : appeler chaque commande dans les heures qui suivent, annoncer le prix total livraison comprise, et noter la cause réelle de chaque retour. Au bout d’un mois, vous saurez quelle étape mérite le plus votre énergie.

Pour aller plus loin côté transporteurs, encaissement et gestion des colis retournés, consultez le guide de la livraison e-commerce en Algérie.

Questions fréquentes sur le sujet

Faut-il demander un acompte pour éviter les retours ?

Un acompte par BaridiMob peut se justifier pour un produit cher ou fait sur mesure, mais beaucoup de clients refusent de payer avant d’avoir vu le produit. Proposez-le dans les cas à risque plutôt que de l’imposer à toutes les commandes, sinon vous perdez aussi les bons clients.

Quel taux de retour est considéré comme normal ?

Il n’existe pas de chiffre valable pour tout le monde : il dépend du produit, du prix, de la wilaya et de la source des commandes. Le plus utile est de comparer votre propre taux d’un mois à l’autre et par source, et de vérifier qu’il reste compatible avec votre marge.

Peut-on refuser d’expédier à un client qui a déjà refusé un colis ?

Vous restez libre d’accepter ou non une commande. Beaucoup de commerçants gardent une note sur les numéros ayant déjà refusé un colis et leur demandent alors une confirmation plus ferme ou un retrait en stop desk. Gardez ces informations pour votre usage interne et traitez-les avec discrétion.

Le client a-t-il le droit d’ouvrir le colis avant de payer ?

Cela dépend de la politique de votre société de livraison et de ce que vous avez convenu avec elle. Renseignez-vous auprès du transporteur, puis annoncez clairement la règle au client pendant la confirmation pour éviter les discussions tendues à la porte.

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Une entrepreneuse consulte son téléphone près de ses commandes prêtes à expédier.